Interviews

Discussion avec Anne-Juliette Debove

Salut les amis !
Afin de préparer cette interview, Anne-Juliette Debove m’a donné l’opportunité de lire son roman Forget-me-not, dont vous pouvez retrouver la chronique ici. Il s’est avéré que ce fut une lecture coup de cœur, tout comme j’ai adoré échanger avec l’auteure. C’est donc avec grand plaisir que je vous propose aujourd’hui de faire également sa connaissance.
Jeune auteure de tout juste vingt-sept ans, originaire du Pas-de-Calais et désormais installée en région Rhône-Alpes, Anne-Juliette Debove nous présente son premier livre, Forget-me-not, une saga familiale à la fois drôle et touchante. En voici d’ailleurs le synopsis :

Joseph et Marine Verdier reçoivent leurs cinq enfants, adultes, pour les vacances d’été. Les retrouvailles annuelles sont pour eux l’occasion de se replonger dans des souvenirs sans cesse revisités.
Dans cette famille, marquée par un conservatisme fort, chaque enfant a su intégrer ou se défaire des conventions, à sa manière : Victoire, s’est réfugiée dans un enthousiasme factice permanent, censé combler une vie où la perfection résonne souvent dans le vide ; Amaury, misogyne congénital, fait peser le poids de son mal-être sur les autres ; Guilhem, soucieux d’être aimé des siens n’hésite pas à taire ses revendications et sa personnalité ; les jumeaux, Rosalie et Clément, exilés à Rome, se débattent avec les stigmates laissés par la désagrégation de l’image parentale ; l’un en refusant de quitter le giron de l’enfance, l’une en peinant à s’avouer heureuse dans une histoire d’amour qui la dépasse.
Dans cette famille où tout se conjugue au singulier, les personnalités contradictoires peinent à s’accorder. Des failles, des non-dits, de la rancœur dans cette famille au sens large, mais un amour inconditionnel. Une saga familiale qui retrace l’itinéraire de chacun dans sa construction personnelle et met en relief la façon dont le conservatisme des uns pèse sur l’émancipation des autres.

Ton roman Forget-me-not a été auto-édité. Est-ce un choix de ta part d’avoir eu recours à l’auto-édition ?

Un choix par défaut. Il faut de l’audace, et une bonne dose de confiance en son travail pour s’adresser aux maisons d’édition, et je ne me sentais tout simplement pas prête. L’auto-édition, c’est un peu comme le café-bar pour le chanteur qui essaie d’entrer en contact avec un public avant de penser à percer. Un premier tremplin, pourquoi pas ? Après, ça ne m’a pas empêchée de démarcher deux ou trois maisons, sans grand espoir. J’ai terminé Forget-me-not à 26 ans, je me suis tout simplement dit que j’avais le temps.

Nous suivons dans ton premier livre les aventures des Verdier, qui s’avèrent être une famille nombreuse. Es-tu toi-même issue d’une famille nombreuse ? Si oui, est-ce ta propre expérience familiale qui t’a inspiré ce roman ?

Alors oui, je viens d’une famille nombreuse, je suis d’ailleurs la plus jeune. A savoir si ma propre expérience m’a inspiré ce roman ? Oui et non ! Oui, parce qu’avant d’écrire chaque scène j’essayais de me représenter le tableau en me demandant «  tiens, si ça se passait chez moi, quelle tournure prendrait cette conversation ? ». Avoir grandi au milieu du bruit (4 enfants, même adultes, c’est bruyant) et des conversations croisées m’a aidée à envisager les dialogues avec un certain réalisme. Mais les personnages n’ont aucunement été inspirés par mes frères et sœurs, même si je me suis servie de quelques anecdotes familiales.

Au cours des chapitres, les membres de la famille deviennent tour à tour le personnage principal. Y a-t-il cependant l’un des protagonistes auquel tu t’es particulièrement attachée ? Pourquoi celui-là plus qu’un autre ?

C’est marrant cette question, car initialement je pensais écrire ce roman sous le regard de Clément. Le jeune homme, perdu dans sa vie d’adulte, sentimentalement nanti, devait narrer l’histoire de sa famille : ses gloires et ses déboires. Mais je trouvais que ça manquait d’un petit quelque chose. Donc j’ai fait intervenir Rosalie, la jumelle. Et puis, finalement je bloquais terriblement, donc j’ai décidé d’élargir la narration à tous les personnages. S’il y en a un auquel je me suis attachée ? Hum, j’ai presque envie de dire « tous », mais je dirais Guilhem… C’est un vrai gentil, qui ne demande pas grand-chose si ce n’est une sécurité affective.

Prévois-tu de faire une suite de Forget-me-not ou d’écrire un roman en développant l’histoire de l’un des protagonistes ?

Oui, une suite est bien prévue. En réalité, j’aimerais que Forget-me-not ne soit que le premier pan d’un triptyque familial. Mais pour cela j’ai besoin de laisser mûrir les personnages, et de me laisser mûrir également.

Quels sont tes projets pour les mois et années à venir ?

Pour l’instant, je me consacre à l’écriture d’un deuxième roman, radicalement différent de Forget-me-not, on y retrouvera brièvement Rosalie. Tout ce que je peux te dire c’est qu’il me donne du fil à retordre 😊

Vous aussi, vous avez envie de découvrir cette belle histoire familiale ? Rendez-vous sur Amazon, où vous pourrez retrouver le roman en format broché et en ebook. Allez également faire un petit tour sur Twitter pour prolonger cette rencontre et suivre les aventures livresques d’Anne-Juliette Debove !

2 réflexions au sujet de “Discussion avec Anne-Juliette Debove”

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