Chroniques / Reviews

Tôt, un matin – Virginia Baily

33507222. sy475 Titre : Tôt, un matin
Auteure : Virginia Baily
Publication : 2015
Genre : fiction historique
Édition lue : France Loisirs
Nombre de pages : 454
Statut : lu du 03/03/20 au 10/03/20
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Synopsis
: Rome, 1943. Chiara, jeune résistante, assiste impuissante à une rafle dans le ghetto juif. Quand une femme pousse son petit garçon dans sa direction, elle n’hésite guère plus de quelques secondes et clame aux soldats que cet enfant est son neveu. Le petit Daniele Levi devient son protégé. Chiara l’aime comme son fils, même quand celui-ci, tourmenté par son passé en grandissant, s’éloigne du droit chemin.
1973. Maria, jeune Galloise de 16 ans, découvre par hasard que l’homme qui l’a élevée n’est pas son père. Elle est le fruit des amours éphémères de sa mère avec un jeune Romain, Daniele. Elle contacte Chiara puis part à sa rencontre en Italie. Chacune hantée par l’absence de Daniele garde l’espoir qu’il soit encore vivant…

Critique : Cela faisait un long moment que ce roman attendait son tour dans ma bibliothèque. Pour être tout à fait franche, j’ai voulu à de nombreuses reprises lire Tôt, un matin, mais je voulais être certaine que c’était le bon moment pour moi pour l’apprécier. En effet, la quatrième de couverture annonce la thématique de la Seconde Guerre Mondiale et étant particulièrement intéressée par ce sujet, malgré sa gravité et la dureté des descriptions qu’il peut supposer, je souhaitais être dans de bonnes conditions pour l’apprécier à sa juste valeur. Malheureusement, l’attente a dû augmenter mes espérances et la déception a été d’autant plus grande.
Effectivement, l’intrigue mise en place dans ce roman n’est pas du tout celle que j’imaginais en lisant la quatrième de couverture. Alors que je pensais suivre le parcours de deux femmes, probablement marquées d’une manière ou d’une autre par la Seconde Guerre Mondiale et la rafle dans le ghetto juif de Rome, il est en réalité question d’une quête initiatique, durant laquelle une mère est à la recherche de son fils adoptif et une fille à la recherche de son père biologique. En soi, c’est une histoire qui aurait pu me captiver, aimant beaucoup les sagas familiales, fondées sur des secrets ou des non-dits. Néanmoins, ce n’est pas ce que je recherchais en me lançant dans cette lecture. Je pense que la quatrième de couverture ne correspond finalement pas au véritable contenu du roman. Trop d’informations sont déjà données concernant la relation qui existe entre Chiara et Maria, alors que c’est révélé tardivement dans le récit. Quant au contexte mis en avant dans ce synopsis, il n’est qu’un prétexte pour amener la « vraie » histoire. C’est dommage puisqu’il y a beaucoup de potentiel à traiter le thème de la rafle en Italie, qui est moins souvent mise en avant dans les romans que c’est le cas pour les intrigues qui se déroulent en France, par exemple.
De plus, certains éléments sont traités trop rapidement, selon moi, laissant le lecteur sur sa faim. A contrario, certaines descriptions sont très longues, cassant le rythme du récit, déjà difficile à suivre, notamment à cause des multiples changements de points de vue ou d’époques, sans que cela soit amené de manière cohérente. Plusieurs fois, j’ai été contrainte de relire le début d’un chapitre ou un même paragraphe pour comprendre qu’il s’agissait d’un flashback ou d’un souvenir. A mes yeux, l’ensemble du récit manque de clarté ou de transitions qui permettraient de faire le lien entre les différentes actions. C’est également le cas du développement des personnages. L’accent est mis sur certains détails qui ne sont pas si importants que cela pour l’ensemble de l’histoire, alors que d’autres aspects mériteraient d’être développés pour permettre au lecteur de plus s’attacher ou s’identifier aux protagonistes principaux. Personnellement, je suis restée un peu de marbre face à cette palette de personnages, n’ayant ressenti aucune empathie ou autre émotion à leur égard, malgré leur passé difficile et touchant.
En définitive, je suis passée à côté de ce roman. Cela s’explique en partie par la quatrième de couverture qui a tendance à induire en erreur le lecteur quant au contenu du roman, mais aussi au style de l’écriture qui n’a pas su me convaincre. Dommage !

1 réflexion au sujet de “Tôt, un matin – Virginia Baily”

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