Interviews

Discussion avec Virginia Besson Robilliard

Bonjour à tous,
Cela faisait quelques mois que je n’avais pas eu l’occasion d’organiser une nouvelle interview d’auteur pour le blog. Néanmoins, suite à une recommandation, j’ai eu l’opportunité de poser quelques questions à Virginia Besson Robilliard et de découvrir, par la même occasion, son univers très riche. Avant de nous lancer dans le vif du sujet, voici le synopsis de son intégrale Lazare Donatien, une série publiée sous forme d’épisodes.

Avez-vous déjà ressenti un certain malaise envers un vieil objet ? Quelque chose dont vous avez hérité et dont vous ne savez pas quoi faire la plupart du temps ?
De tous temps, les hommes ont cherché à percer les mystères qui se présentent en rencontrant plus ou moins de succès dans leur entreprise.
Je ne prétends pas apporter plus de réponses que d’autres à ces nombreuses questions, ce n’est pas mon travail.
Mais si d’aventure des événements bizarres commençaient à se manifester autour de vous de façon impromptue, ce serait alors le moment choisi pour songer à faire appel à moi.
Qui suis-je ? Un être étrange, travaillant pour des causes plus étranges encore… Je suis le Drockhead !

Avez-vous une routine d’écriture ?

Non, je n’ai pas de routine spéciale pour l’écriture. J’ai cette chance de pouvoir me replonger dans mon histoire très vite dès le moment où je m’y remets. Si je devais installer une routine, cependant, je choisirais probablement de le faire le matin très tôt, car je me lève tôt. Par exemple, attaquer pas plus tard que 6h00, sans pause jusqu’à 9h00, puis le week-end dès que j’ai un moment.

Les univers que vous dépeignez dans vos romans sont singuliers et appartiennent à des genres littéraires bien distincts. Où puisez-vous votre inspiration ?

Eh bien, nous entendons souvent dire que l’inspiration peut frapper n’importe où, n’importe quand, et j’ai en effet tendance à suivre ce schéma. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours un carnet et un stylo avec moi.
Ensuite, et surtout, j’ai toujours aimé les légendes, contes et mythologies du monde entier, et ce, depuis que je sais lire. J’ai aussi beaucoup d’attirance pour tout ce qui est mystères, phénomènes inexpliqués, surnaturel, sciences occultes, plantes, nature. Puis j’aime réfléchir à ces sujets qui m’interpellent et essayer de les expliquer par moi-même, en essayant, toujours, de trouver la logique et le plausible. J’utilise beaucoup le « et pourquoi pas ? », souvent les idées viennent toutes seules, mais lorsque ce n’est pas le cas, j’aime discuter avec mon mari et débattre de scénarios avec lui. Il faut que ça reste fun. Le jour où je n’y trouve plus de plaisir sera le jour où j’arrêterai d’écrire, je pense, mais d’ici là, je continue à fourmiller d’idées alors…

Y aurait-il un autre genre littéraire que vous aimeriez expérimenter à l’avenir ? Si oui, lequel ?

Le fantastique est le genre que je préfère car j’aime mélanger magie, surnaturel et réalité. J’aime la fantasy car elle permet de créer des mondes. Un genre différent, qui me tente aussi à l’avenir, est le roman sur fond de développement personnel. J’en ai déjà le scénario et je sais, qu’un jour, j’écrirai cette histoire, reste à savoir quand je m’y mettrai.

Vos deux séries Lazare Donatien et Drockhead ont initialement été publiées sous forme d’épisodes. Qu’est-ce qui vous a poussée à faire ce choix ?

Lorsque j’ai créé le personnage de Lazare, j’avais un tas d’histoires et de scénarios qui me venaient à l’esprit, comme une série filmée. Alors je me suis dit que tenter une écriture par épisodes pourrait être un vrai challenge, je n’avais pas encore fait de format court. Mais c’était surtout une très forte envie d’essayer de donner vie à Lazare et à son monde en le pensant comme une série télévisée qui m’a motivée.

Vous êtes à la fois publiée de façon dite traditionnelle, à savoir par une maison d’édition, et auto-éditée. Que cela vous apporte-t-il ?

La liberté et une certaine image. Ne nous leurrons pas, l’auto-édition a encore mauvaise presse, même si cela tend à changer à présent. Pourtant, l’auto-édition a une plus longue histoire que la publication classique. Ce que les auteurs et lecteurs oublient souvent, c’est que les maisons d’édition n’existent en tant que telles que depuis la fin du 19e siècle, les auteurs ayant publié avant cette époque se débrouillaient sans.
Par contre, il est vrai que de nos jours, être publié de façon classique donne plus de crédibilité à vos écrits que l’auto-édition, j’ai donc décidé de jongler avec les deux car, s’il est important de composer avec les réalités de son temps, je n’ai aucune envie d’y sacrifier toute ma liberté non plus.

En plus de votre activité d’auteure, vous proposez des conseils sur votre blog et par l’intermédiaire d’un podcast, et prévoyez également d’ouvrir un café littéraire. Quels bénéfices/apprentissages tirez-vous de ces multiples expériences ?

Mon blog et mes podcasts me permettent de mettre sous forme d’articles des recherches que j’ai faites et que j’ai envie de partager car elles aident à comprendre comment je construis mes histoires pour celles et ceux que ça intéresse.
De plus, j’ai appris énormément de choses dans le domaine de l’édition du livre en choisissant de m’auto-éditer et de faire publier une autre de mes séries par une maison d’édition. Les deux expériences sont très différentes et complémentaires, et j’aime partager ce vécu. Si, en plus, il peut aider des auteurs novices au passage, c’est du bonus.
Enfin, que ce soit par l’intermédiaire du blog, des podcasts ou du café (bientôt), tout cela me permet de garder le contact avec lecteurs et fans de la première heure. Ma façon à moi de les gâter et leur dire que je ne les oublie pas, bien au contraire, tout en créant l’opportunité de nouvelles rencontres.

Quels sont vos projets littéraires pour les mois et années à venir ?

J’ai confié un projet à mon agent tout récemment. Une série steampunk qui sera aussi publiée sous la forme d’un manga 100 % francophone car je me suis associée pour ce projet à un jeune mangaka français. Je croise les doigts.
Pour ce qui est de l’auto-édition, je publie le 31 octobre prochain Le Voile d’Isis, qui est le prequel de Lazare Donatien et Drockhead, mais aussi un hors-série de Drockhead.
J’ai également mon conte de Noël, qui sortira le 1er décembre, Les Orphelins de l’Avent Tome 2.
Pour 2021, je vais sortir une nouvelle série avec de nouveaux personnages, L’Irlandais, dont le premier épisode sortira le 17 mars 2021, jour de la St Patrick. Et oui, ce sera encore une série à épisodes, je me suis prise d’affection pour ce format.
Il y a encore le tome 3 de Liens et Sortilèges à venir et qui terminera cette série.
Puis j’ai, en effet, d’autres projets de romans et séries dans mes cartons, mais je n’en dis pas plus pour l’instant car c’est encore un peu tôt.

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Je tiens à remercier chaleureusement Virginia Besson Robilliard, ainsi que son agent littéraire, d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. Si vous souhaitez découvrir ses écrits, vous pouvez les retrouver sur son site Internet ou sur Amazon. Vous pouvez également suivre son actualité sur FacebookTwitter et Instagram.

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