Interviews

Discussion avec Sabrina Léger

Bonjour à tous,
Je reviens en cette rentrée avec une nouvelle interview d’auteur pour le blog. Ayant eu l’opportunité à plusieurs reprises d’échanger avec Sabrina Léger, que ce soit pour mon interview lors de la Journée mondiale du blog ou pour la correction de ses poèmes, j’avais envie de partager, avec vous, son parcours de poétesse auto-éditée.
Avant de nous lancer dans le vif du sujet, voici un extrait de son recueil Maman quand tu dors, des poèmes sur la maternité.

Maman, quand tu dors,
Pleurer, je t’entends à âme et corps.
Maman, chaque nuit,
Je sais que tu te dis :
« Sans toi, je ne suis pas épanouie.
Je ne peux pas encore te donner le bibi. »

Vous êtes l’auteure du recueil de poèmes Partir pieds nus. L’inspiration pour ces vers vous est venue grâce à une photographie. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre technique d’écriture ?

Au départ (en 2013), je n’en avais pas : les poèmes venaient intuitivement, et tout était source d’inspiration. Puis j’ai commencé à écrire à partir d’un thème, la maternité, car c’était le thème le plus présent dans mes premiers poèmes et parce que je pensais qu’un thème était plus « vendeur ».
En 2018, j’ai découvert Twitter et beaucoup de poètes sur ce réseau social. J’ai alors écrit, en partie, en fonction des autres en répondant à leurs poèmes. Par la suite, j’ai lancé le #challengelittéraire qui me permettait de m’imposer des « contraintes » d’écriture et d’avoir une régularité de création. Dans ces challenges, j’écris entre autres à partir d’une ou deux photos, de deux mots anagrammes comme « Café » et « Face » (il s’agit alors d’écrire un poème dans lequel ces deux mots sont liés).
Sinon, je m’exerce au haïku avec le #1mot1haïku de @Faustruy, et parfois au #6mots.

Avez-vous un processus de création précis pour chaque projet ou vous laissez-vous porter au fil des opportunités ?

Non, je n’en ai pas vraiment, ça dépend de l’inspiration et de la source d’inspiration. Pour ce qui était censé être mon premier projet (les poèmes sur la maternité), j’ai écrit à partir d’un thème. Pour Partir pieds nus, l’idée m’est venue en voyant une photo sur Facebook.

Pourquoi avoir choisi la poésie pour exprimer vos idées ?

C’est la poésie qui m’a choisie. Cependant, n’étant pas très intéressée par la lecture et la littérature, m’exprimer par la poésie me semble plus logique. Beaucoup disent qu’il faut lire pour écrire, c’est peut-être vrai pour les romans notamment, mais pour la poésie, je ne crois pas.

Vous avez opté pour l’auto-édition. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

L’auto-édition est une évidence. Dès que j’ai commencé à envisager de publier, me débrouiller me paraissait aller de soi. Je n’ai pas songé aux maisons d’édition. Néanmoins, à l’époque (2013), je ne connaissais pas le terme d’auto-édition, et, l’espace d’un instant je me suis demandée si on avait le droit de se publier par soi-même.

En plus de votre statut d’auteure auto-éditée, vous proposez un service de poèmes à la demande. En quoi cela consiste-t-il concrètement ?

Il s’agit d’un service aux particuliers. Je propose de leur écrire un poème selon leurs choix. Ils peuvent me demander 3 formes de poèmes : un haïku (poèmes japonais de 3 vers), un sonnet (poème de 14 vers composé de deux tercets et de deux quatrains) ou un poème libre (de 5 à 30 vers), sur le sujet qu’ils souhaitent. Ils choisissent un thème, une phrase, ou une série de mots (5 à 10) et éventuellement une ou plusieurs options (vers en 6 mots, acrostiche, nombre de strophes).

Quels sont vos projets littéraires pour les mois et années à venir ?

Avant d’avoir des projets concrets, il faut que je mette de l’ordre dans tous mes poèmes. Même si j’ai beaucoup d’idées, je ne me projette pas tellement au-delà d’un an. Sinon, mes idées de projets sont de publier :
– un recueil de mes haïkus ;
– un dico poétique ;
– mes challenges littéraires de chaque année ;
– réaliser plus d’interviews d’auteurs ou de personnes ayant un lien avec le monde du livre sur mon site ;
– développer mes différents rendez-vous d’écriture poétique ;
– écrire des articles sur le métier d’auteur.
J’ai aussi depuis longtemps l’idée de vendre en BtoB pour que des entreprises diffusent des poèmes sur leur site ou poétisent leur marketing. Enfin, j’ai actuellement un projet en collaboration sur mon recueil Partir pieds nus. Dedans, j’y parle de mélodie du bonheur et de mélodie des songes : j’ai donc demandé à un compositeur, poète sur Twitter sous le nom de @MauxPourMots, de me composer ces mélodies, afin de les intégrer dans mon recueil, ainsi que les partitions.

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Je tiens à remercier chaleureusement Sabrina Léger d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. Si vous souhaitez découvrir ses écrits, vous pouvez les retrouver sur son site Internet. Vous pouvez également suivre son actualité sur FacebookTwitter et Instagram.

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