Autoédition

Pourquoi ai-je choisi l’autoédition ?

Le 18 septembre 2024, mon premier roman, Un été pour renaître, a été publié. Si je l’ai d’abord soumis à une maison d’édition, qui m’a donné une réponse positive, j’ai finalement décidé de me tourner vers l’autoédition. J’ai fait ce choix pour diverses raisons, que je vous dévoile dans ce nouvel article.

Garder le contrôle sur mon texte

Bien qu’il s’agisse d’une fiction, l’histoire que je raconte dans Un été pour renaître a beaucoup de points communs avec la mienne. Ainsi, il me tenait à cœur de garder le contrôle sur mon texte. Or, quand on accepte de travailler avec une maison d’édition, il est incontournable de retravailler certaines parties, de supprimer parfois des chapitres entiers ou des personnages, ou d’en créer d’autres. Si je suis bien consciente que mon récit n’est pas parfait, puisque la perfection n’existe pas, je suis déjà pleinement satisfaite du résultat que j’ai obtenu après de nombreuses heures d’écriture, de réécriture et de correction. C’était donc ce texte, avec ses points forts et ses points faibles, que je souhaitais proposer à mes futurs lecteurs.

Collaborer avec des prestataires qui me correspondent

Travailler avec un éditeur suppose que l’on soumette la fabrication de notre livre à des professionnels que nous ne choisissons pas. C’est notamment le cas pour les correcteurs, graphistes et designers de couverture, qui sont directement engagés par l’entreprise. Même si on apprécie le travail éditorial de la maison d’édition, il se peut que certains éléments ne correspondent pas exactement à nos attentes.
Pour ma part, tout au long de l’écriture de mon roman, une idée de plus en plus précise de la première de couverture s’est dessinée. Je savais aussi à qui je souhaitais faire appel, connaissant ses créations depuis de nombreuses années déjà. En acceptant de travailler avec un éditeur, je devais me résoudre à laisser de côté cette envie. Comme il s’agissait d’un point qui me tenait à cœur, l’autoédition s’est naturellement imposée à moi.
Côté correction, j’ai choisi Maëva Machicote, une prestataire qui a la même sensibilité que moi. Ainsi, nous avons pu améliorer mon texte sans le dénaturer. Cela était aussi très important à mes yeux.

Choisir moi-même la couverture idéale

Même si la couverture ne fait pas tout, il s’agit de la première impression laissée aux lecteurs. Il est donc indispensable, selon moi, qu’elle soit soignée et à l’image du récit qu’elle abrite.
Comme évoqué précédemment, j’avais déjà une idée précise du designer de couverture auquel je souhaitais faire appel. Je savais aussi quel résultat je voulais obtenir. De ce fait, j’ai expliqué les différents éléments que j’espérais retrouver sur ma première de couverture et indiqué que je désirais une illustration. En quelques jours seulement, David Pairé m’a proposé quatre maquettes différentes qui caractérisaient parfaitement mon roman. Deux d’entre elles ont particulièrement attiré mon attention et, je dois le reconnaître, j’ai fortement hésité avant de me décider. Finalement, celle que j’ai retenue a été légèrement modifiée, afin d’intégrer un élément que j’aimais beaucoup sur ma deuxième favorite. A présent, j’ai la couverture idéale pour mon livre.

Obtenir la mise en page que j’ai imaginée

En optant pour l’autoédition, j’ai pu créer mon univers de A à Z. Cela passe notamment par la mise en page de mon roman, qui comporte quelques illustrations. Ces dernières jouent un rôle dans le bon déroulement de l’intrigue, puisqu’elles caractérisent l’évolution de mon héroïne, Olivia.
Si j’avais décidé de collaborer avec une maison d’édition, je ne suis pas certaine que cela aurait été possible. En effet, toutes ne proposent pas une mise en page originale, en particulier pour les romans qui s’inscrivent dans le genre littéraire de la fiction contemporaine. Ces illustrations sont bien plus présentes dans les livres jeunesse, young adult ou encore fantastiques.
Grâce à Thibault Beneytou, le graphiste auquel j’ai confié la mise en page, j’ai pu obtenir un roman à mon image.

Gérer ma communication

En étant autrice indépendante, je peux gérer ma communication comme je l’entends. J’ai effectivement pu définir ma stratégie avant même que mon roman ne paraisse, révélant petit à petit des informations croustillantes à mes abonnés. Si je souhaite envoyer des services de presse à des chroniqueurs, je suis aussi libre de le faire, sans avoir à obtenir l’approbation d’un tiers. Enfin, depuis la parution de Un été pour renaître, je peux évoquer mon roman sur les réseaux sociaux, sur mon blog ou dans ma newsletter sans restriction. Je choisis mon calendrier éditorial et les détails que je souhaite partager en toute autonomie. Comme la communication est mon travail, je dois reconnaître que cela me convient parfaitement de pouvoir agir sans rendre de compte et en respectant ma personnalité.

En définitive, choisir l’autoédition pour diffuser mon roman est une décision que je ne regrette pas pour le moment. Bien sûr, j’ai rencontré quelques obstacles en cours de route, qui auraient peut-être été évités si j’avais été accompagnée par une maison d’édition. Cependant, cette expérience est très enrichissante et je suis fière d’avoir donné vie à mon premier roman en m’entourant de professionnels que j’ai moi-même sélectionnés. Ce mode de publication m’offre une marge de manœuvre indéniable qui s’accorde bien avec mon esprit d’entrepreneuse.

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