En décembre 2024, j’ai eu le plaisir de répondre aux questions d’Eli.tteraire sur Instagram. Dans cette entrevue, j’ai notamment évoqué mon parcours professionnel, mon rapport à la littérature et ma nouvelle activité d’autrice indépendante. Dans cet article, je vous propose de découvrir la publication dans son intégralité.
Que peux-tu nous dire sur toi ?
Bonjour, je suis Alycia. J’ai 30 ans et je vis en Loire-Atlantique, tout près de l’océan. Depuis l’enfance, je suis passionnée par la littérature. J’ai d’abord beaucoup lu, puis à l’adolescence, je me suis tournée vers l’écriture, en rejoignant des forums RPG. J’aime aussi passer du temps avec ma famille et des animaux. J’adore les jeux de société, les jeux vidéo et les séries TV. Je suis une adepte de la vie cosy. Un livre, un plaid et une lumière tamisée suffisent à mon bonheur !
Après avoir suivi des études supérieures de langues étrangères, puis de lettres, j’ai été pendant quelques mois libraire. Je me suis ensuite lancée en freelance, en tant que correctrice littéraire et chroniqueuse, puis en tant que rédactrice web pour entreprises. J’ai exercé cette dernière activité pendant six ans, avant de revenir aux sources : l’accompagnement des auteurs. Cette fois-ci, cependant, j’ai voulu mettre à leur disposition mes compétences en communication pour qu’ils puissent devenir autonomes face à leur promotion et donner à leurs livres la visibilité qu’ils méritent.
Peux-tu commencer par nous parler de ton roman ?
Un été pour renaître est mon premier roman. Il s’agit d’un feel-good, qui évoque notamment le harcèlement scolaire, le trouble anxieux généralisé et la reconstruction difficile après un traumatisme. Si les sujets principaux sont lourds, j’ai voulu que cette histoire transmette un message d’espoir. On suit ainsi Olivia, une femme de 29 ans, qui est bien décidée à reprendre sa vie en main, malgré les obstacles qui se dressent sur son chemin.
Pourquoi avoir choisi d’aborder ces thèmes dans ton livre ?
Ce sont des sujets qui me sont personnels et qu’il me semblait important d’aborder en littérature. J’ai subi le harcèlement scolaire quand j’étais adolescente et, même si j’ai été entendue par mes parents et le chef d’établissement à l’époque, cela a laissé des traces. Aujourd’hui, je souffre d’un trouble anxieux généralisé qui trouve sa source dans ce traumatisme. Cependant, je garde espoir, à l’image de mon héroïne, et me reconstruis petit à petit grâce à l’écriture et à l’hypnothérapie. J’avais envie que d’autres personnes, qui font face à leurs angoisses, se sentent moins seules et surtout comprises. Cela m’aurait beaucoup aidée, il y a quelques années, si j’avais pu m’identifier à un personnage qui rencontrait les mêmes difficultés que moi.
Tu es également consultante en communication pour auteurs. Concrètement, c’est quoi, ton travail ?
Mon rôle est de conseiller les auteurs dans la stratégie de communication à adopter pour se faire connaître sur Internet. Que ce soit en créant un site, en partageant une newsletter ou en étant présent sur les réseaux sociaux, il existe de nombreux leviers pour toucher ses lecteurs sans bouger de chez soi. Cependant, chaque outil a ses codes et il est parfois difficile de s’y retrouver. En fonction des objectifs de chacun, j’établis un plan d’action.
Pour les auteurs qui le souhaitent, je m’occupe également de la création de leurs canaux de communication et de la rédaction de leurs publications. Je suis leur assistante digitale, prête à faire briller leur plume.
Quel est ton sentiment lorsque tu accompagnes un auteur ?
Je suis honorée de pouvoir les aider à atteindre leurs objectifs. Pour beaucoup, l’écriture était avant tout un rêve. Contribuer, à mon échelle, à le rendre réalité est une sacrée responsabilité, mais aussi une vraie joie. J’ai à cœur de donner le meilleur de moi-même, comme si j’avais entre les mains mes propres livres.
Est-ce que ce sont ces accompagnements qui ont motivé la récente publication de ton roman ?
Oui et non. J’avais le projet d’écrire un roman depuis de nombreuses années déjà, mais je ne parvenais jamais à finir mon premier jet. J’ai alors mis de côté ce projet pendant quelque temps, en me disant qu’être payée pour écrire des articles et newsletters était déjà très bien. Ce n’est qu’en 2023, après avoir eu une année très chargée professionnellement et durant laquelle je me suis oubliée d’un point de vue personnel, que j’ai décidé de me donner la priorité. J’ai mis sur pause mes accompagnements pendant quelques mois et c’est ainsi qu’Un été pour renaître a vu le jour. Moi aussi, j’avais envie que mon rêve devienne réalité. C’est désormais chose faite !
Que peux-tu nous dire concernant ta newsletter ?
Pause Cappuccino est une newsletter mensuelle, que j’ai créée en avril 2023. Il s’agit d’une extension de mon blog littéraire, comme un cocon plus personnel. J’y partage notamment mes lectures du mois, les films et séries que je regarde, les musiques que j’écoute ou encore les jeux vidéo que j’adore. J’y évoque aussi des réflexions plus intimes, à l’image de mon cheminement pour écrire mon premier roman.
Maintenant que j’ai la casquette d’autrice, j’ai envie de changement. Ainsi, en janvier 2025, je vais lancer la version 2.0 de Pause Cappuccino. Elle deviendra une newsletter consacrée à mon activité de romancière et je mentionnerai, entre autres, les coulisses, des anecdotes ou encore des informations inédites sur mes prochains écrits.
Quel est ton rapport à l’autoédition ?
L’autoédition est un véritable choix de ma part et j’aime le revendiquer. Quand j’ai commencé à parler de mon roman sur Internet, j’ai été contactée par une éditrice. Cette dernière m’a demandé de lui envoyer mon manuscrit, pour qu’elle le lise et voie s’il pouvait correspondre à sa ligne éditoriale. Cela a été le cas et elle m’a proposé une publication pour septembre 2024. À ce moment-là, j’hésitais déjà fortement à me tourner vers l’autoédition et il m’a fallu plusieurs échanges avec elle pour prendre ma décision. La suite, vous vous en doutez : j’ai finalement choisi l’indépendance. J’avais des idées très précises pour la couverture, la mise en page ou encore la stratégie de communication que je voulais mettre en place. En acceptant d’être en maison d’édition, je craignais de devoir tirer un trait sur tout ça et que mon livre ne soit pas totalement à mon image. Comme les sujets abordés me sont personnels, il me tenait à cœur, pour ce titre, de tout maîtriser. Je me suis ainsi entourée de professionnels du livre (correctrice, designer de couverture et maquettiste) pour donner vie à mon projet. Cela fait maintenant 3 mois que mon roman est publié et je ne regrette absolument pas mon choix !
Pour finir, est-ce que tu peux nous dire où te retrouver et nous parler de tes futurs projets ?
Je publie régulièrement sur Instagram et LinkedIn. J’ai également un site Internet avec un blog, ainsi qu’une newsletter. Tous les liens sont disponibles sur mon profil Instagram.
Quant à mes projets, je travaille sur une romance entre deux femmes, qui aborde notamment la notion d’asexualité et l’importance des sentiments dans une relation amoureuse. À l’heure où je réponds à ces questions, j’ai presque terminé le premier jet. J’espère pouvoir publier cette histoire fin 2025.
D’autres idées viennent constamment frapper à ma porte. Je les note précieusement dans un carnet et déciderai, d’ici quelques mois, vers laquelle je me tourne pour mon prochain récit. Une chose est sûre : je ne veux pas m’enfermer dans un genre littéraire. J’aime que mon écriture soit à mon image, c’est-à-dire pleine de curiosité et qui se renouvelle sans cesse.
Je tiens à remercier Thomas d’avoir mis en lumière mon travail, tant en communication qu’en écriture. Passer de l’autre côté du miroir était un exercice très intéressant !