
Titre : Les coquillages ne s’ouvrent qu’en été
Autrice : Clara Héraut
Publication : 2024
Genre : contemporain
Édition lue : Hachette Romans
Nombre de pages : 397
Statut : lu du 30/06/26 au 08/07/26
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Synopsis : Comme chaque année, Léna et Phoebe passent les vacances d’été sur la côte basque. Léna ne rêve que de surf et de faire la fête sur la plage, tandis que Phoebe peine à reprendre son souffle après une première année de fac compliquée. Les deux sœurs ne se parlent presque plus et leur famille est au bord de l’implosion. Mais cet été, il y a Inaya, cette fille qui bouleverse toutes les certitudes de Léna. Il y a aussi Isaac, le premier amour de Phoebe à qui elle a brisé le cœur l’été dernier. Il y a surtout ces choses que les deux sœurs ne se sont jamais dites.
Chronique : J’ai découvert les romans de Clara Héraut sur les réseaux sociaux et ils ont immédiatement attiré mon attention. Ce sont d’abord les couvertures colorées qui ont attisé ma curiosité, puis les thèmes abordés dans chacun de ces livres ont fini par me convaincre de tenter ma chance. En décembre dernier, j’ai commencé par L’effet boule de neige, que j’ai adoré. Avec l’arrivée de la saison estivale, je me suis tournée vers un autre de ses titres, parfaitement de saison également : Les coquillages ne s’ouvrent qu’en été.
Dès les premières pages, j’ai su que cette histoire ne me laisserait pas indifférente. Les vacances que passent Phoebe et Léna chez leurs grands-parents m’ont fait penser à celles que j’ai pu avoir chez les miens, durant l’enfance et l’adolescence. Rien que pour cette vague de nostalgie, je me suis très vite attachée aux deux sœurs et ai eu envie de connaître leur histoire. Page après page, cette première impression s’est confirmée. Phoebe et Léna ont toutes les deux leurs qualités, leurs défauts, leurs forces et leurs failles. Que l’on s’identifie ou non à elles, on ne peut que ressentir de la compassion à leur égard. D’ailleurs, en voyant défiler les chapitres, j’ai volontairement ralenti mon rythme de lecture, voulant prolonger le plaisir d’être à leurs côtés. Je ne serais pas contre un second tome pour avoir de leurs nouvelles.
Côté intrigue, j’ai beaucoup aimé que l’on suive le point de vue des deux sœurs. Cela permet de mieux comprendre leurs réactions et leurs désaccords. En tant que lectrice, cela m’a permis de ne pas avoir de conclusions hâtives, mais au contraire de prendre le temps d’apprendre à les connaître et de me mettre à leur place. Je trouve que cela renforce fortement les messages qui sont transmis tout au long de ce roman. Petit à petit, on prend la mesure de comment tout peut basculer de manière insidieuse, plutôt qu’avec grand fracas. La tension s’amplifie de chapitre en chapitre, rendant l’atmosphère parfois aussi étouffante qu’une maison en pleine canicule. Clara Héraut a su m’emporter dans l’univers de ses personnages, comme si je faisais partie de leur famille ou de leur groupe d’amis. Les thèmes évoqués, comme la santé mentale, le burn-out étudiant ou encore l’homophobie intégrée, sont très bien amenés et traités. Ils montrent combien des remarques qui peuvent sembler anodines ont, en réalité, des conséquences parfois dramatiques. C’est une très bonne chose que ce roman soit adressé en particulier aux jeunes adultes, car cela peut leur permettre de prendre conscience de leur propre condition ou de celle d’un proche. Les ressources que l’autrice partage en fin de livre sont également d’une grande pertinence.
Enfin, l’écriture de l’autrice m’a, une nouvelle fois, convaincue. Elle parvient avec brio à transmettre des émotions et à nous immerger dans le quotidien de ses protagonistes. Quand je plonge dans ses romans, j’oublie tout autour de moi. Et ça, c’est ce que j’aime le plus dans la littérature : pendant quelques heures, je suis dans une autre réalité, avec des personnages que j’ai l’impression de connaître depuis toujours.
Si vous cherchez une lecture de saison pour vos vacances, Les coquillages ne s’ouvrent qu’en été est un roman que je vous recommande chaleureusement !