Interviews

Rencontre avec Annick Filippelli – 25 mars 2017

Ce 25 mars, toujours dans le cadre de Livres en Live, opération en cours chez Cultura, j’ai pu rencontrer et interviewer Annick Filippelli Afin d’en savoir plus sur son expérience de l’écriture et de l’édition, elle a accepté de se prêter au jeu des questions/réponses. Son roman, La disparue du pot au noir, évoque des secrets de famille et incite le suspense à s’installer en nous. Découvrons dès à présent comment Annick Filippelli en est arrivée là…

– L’envie d’écrire a-t-elle toujours été présente ou est-ce plutôt récent ?

La disparue du pot au noir est mon premier roman publié, mais j’ai écrit pour la première fois lorsque j’étais en sixième. Je me rappelle que c’était un petit roman policier. J’ai toujours aimé l’écriture et cette volonté d’écrire a toujours été présente. Malheureusement, avec ma vie professionnelle très active, je n’avais pas de temps à accorder à cette passion. En 2014, j’ai quitté mon travail et ai finalement trouvé du temps pour écrire. Ce changement dans ma vie a été une opportunité que j’ai su saisir et j’ai pu me libérer de cette frustration qui me suivait depuis plusieurs années. A partir de là, les idées pour mon roman sont venues naturellement et c’est ainsi que La disparue du pot au noir a vu le jour.

– Qu’est-ce qui a vous a poussée à écrire ce type de roman plus qu’un autre genre ?

J’aime le polar. Quand j’ai commencé à écrire, j’avais pour ambition d’en écrire un et finalement, j’ai été emportée par mes personnages et ce sont les secrets de famille qui ont pris le dessus sur l’histoire. C’est suite à une émission de télévision que j’ai regardée que j’ai créé mon histoire. Cela a été comme une apparition, j’ai tout de suite su que je devais écrire. Cependant, comme je le disais, je me suis laissée porter par mes protagonistes et les différentes actions que je créais et l’histoire familiale a fini par prendre le dessus sur le côté polar que je souhaitais donner à mon intrigue. J’avais pourtant une trame déjà bien précise, mais cela ne m’a pas empêchée d’aller plus loin que ce que j’avais prévu au départ. Avec le recul et les avis des lecteurs, je pense que c’est mieux ainsi.

Ce que j’aime également dans ce type de roman, c’est que j’ai pu mêler la réalité à la fiction. Je mets en scène des moments historiques que j’assemble à des anecdotes de mon quotidien. A cela, j’ajoute des éléments fictifs pour donner plus de profondeur à mon histoire. Pouvoir jouer avec les deux est vraiment passionnant.

– Quels projets avez-vous pour la suite de votre aventure littéraire ?

J’ai d’autres histoires en tête, mais je manque de temps pour les mettre en place. J’ai de nouveau une activité professionnelle qui m’empêche de laisser aller ma créativité comme je le souhaiterais. J’ai besoin d’avoir l’esprit libre pour écrire et ce n’est pas le cas actuellement, je ne peux donc pas me lancer dans une nouvelle intrigue pour le moment. Lorsque j’ai écrit La disparue du pot au noir, cela m’a demandé beaucoup de temps et les héros occupaient beaucoup mon esprit. Je ne peux donc pas me permettre de créer si je ne suis pas disposée à me consacrer entièrement à cet exercice d’écriture. Je dois tout de même avouer que je ressens une certaine frustration de ne pas pouvoir écrire autant que je le voudrais.

– Quand vous créez un personnage, est-il purement fictif ou trouvez-vous l’inspiration grâce à des personnes réelles ?

Mes héros sont essentiellement fictifs mais certains traits de leur personnalité viennent de mes proches (famille et amis). Une dizaine de mes proches peuvent notamment se reconnaître dans mes protagonistes. J’aime pouvoir leur faire un petit clin d’œil, sans pour autant que mes personnages soient exactement leur représentation. Quant aux secrets de famille et au poids qu’ils peuvent avoir sur les personnages concernés, j’ai trouvé l’inspiration grâce à des discussions que j’ai eues avec des personnes elles-mêmes touchées par ce sujet.

– Avez-vous l’ambition de rejoindre une plus grosse maison d’édition ?

Oui, j’aimerais pouvoir rejoindre une plus grosse maison d’édition un jour, afin d’obtenir une plus grande visibilité et rendre hommage à mes personnages qui me tiennent particulièrement à cœur. J’aimerais que plus de lecteurs puissent les découvrir et les apprécier à leur tour. Cela me fait de la peine que mon roman ne soit pas plus lu et je ressens, une nouvelle fois, une certaine frustration. J’ai vraiment envie de partager mon travail avec un plus grand nombre de lecteurs. Cependant, je me rends compte que j’ai déjà la chance d’être publiée et c’est une belle étape pour un auteur. J’ai sûrement fait l’erreur de ne contacter que des maisons d’édition spécialisées dans le polar au départ, pensant que mon roman leur correspondrait plus. Avec les commentaires des éditeurs, j’ai recentré mon roman et c’est à ce moment-là que les secrets de famille sont apparus comme étant plus importants que l’aspect policier de mon intrigue. C’est ainsi que j’ai rejoint ma maison d’édition actuelle, mais j’ai toujours cette volonté de signer dans une maison d’édition plus standard.

A ces quelques questions, Annick Filippelli a souhaité ajouter que l’écriture est une expérience incroyable. Même si elle avait une trame bien définie, elle s’est laissée porter par ses personnages et espère que ses lecteurs en feront de même en découvrant son roman. Elle m’avoue qu’elle a ressenti une certaine tristesse lorsqu’elle a mis le point final à son histoire, trouvant cela difficile de devoir dire au revoir à ses protagonistes. Pour cela, elle admire les grands auteurs qui parviennent à écrire plusieurs romans en un temps assez restreint, puisqu’elle-même a mis du temps avant de pouvoir commencer à songer à d’autres personnages. Par la suite, je lui demande si elle compte écrire une suite de son premier roman. Elle me répond qu’elle n’en écrira probablement pas, mais peut-être un spin-off où elle reprendrait certains de ses héros en tant que personnages secondaires, afin de leur faire un petit clin d’œil. Enfin, elle espère un jour pouvoir sortir de son propre réseau dans le but de faire découvrir son roman à plus de personnes et avoir d’autres retours constructifs pour ses prochains écrits.

Un grand merci à vous, Annick Filippelli, d’avoir répondu à mes questions. C’était un plaisir de pouvoir discuter en votre compagnie. Il me tarde désormais de découvrir plus en détails votre univers en me plongeant dans La disparue du pot au noir.

Si vous aussi vous souhaitez découvrir son roman, La disparue du pot au noir est disponible au rayon Littérature de Cultura.

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A gauche, Annick Filippelli. A droite, Anita Jack.

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