Interviews

Rencontre avec Dorian Lake et Morgane – 1er avril 2017

Bonsoir à tous !
#LivresEnLive2017, c’est terminé. De belles rencontres et de forts moments de partage ont eu lieu chaque semaine. Un grand merci à ma collègue, Muriel, et à tous les auteurs qui se sont prêtés au jeu des questions/réponses. Cela restera pour moi une expérience extrêmement enrichissante.

Ce 1er avril, les dernières rencontres avec des auteurs dans le cadre de Livres en Live 2017 avaient lieu chez Cultura. Cette fois-ci, nous avons accueilli Dorian Lake et Morgane. J’ai eu l’opportunité d’échanger avec eux et de leur poser quelques questions. Tous deux ont beau avoir des univers et des parcours différents, leurs réflexions se rejoignent sur beaucoup de points, c’est pour cela que j’ai décidé de mettre leurs deux interviews dans le même article. Découvrez dès à présent ces deux auteurs très attachants.

Dorian Lake, auteur entre autres de la série La Pierre d’Isis, dont le premier tome se nomme Isulka la Mageresse, a débuté son activité d’écriture sur des forums de jeux de rôles. Aujourd’hui, il est publié aux Éditions Lune Écarlate et revient sur son expérience de l’écriture.

– Vous avez commencé à écrire sur un forum. Les personnages que vous avez interprétés vous ont-ils inspiré pour votre roman ?

Isulka est effectivement un personnage que je jouais sur un forum à l’univers médiéval fantastique. Je l’ai travaillée pendant des années avant qu’elle ne soit celle que l’on retrouve dans mon roman. Scipione, quant à lui, est un personnage que j’ai interprété lors de jeux de rôles sur table avec des amis. Grâce à cela, j’ai appris à bien connaître mes protagonistes et à les développer pour qu’ils soient suffisamment construits pour évoluer dans une intrigue.

– Dans votre roman, vous faites références aux dieux et déesses égyptiens. La mythologie est-elle un sujet qui vous passionne ?

La mythologie n’est pas le seul sujet qui me passionne, je ne veux donc pas que ce soit le seul objet de mon écriture, mais c’est, en effet, quelque chose que je trouve très intéressant. Malheureusement, je n’ai pas eu l’occasion de voyager en Égypte pour découvrir de plus près les fondements de ces croyances. Ce qui me plaît, c’est l’aspect magique et les mythes qui sont associés à ces dieux. On peut créer de nombreuses histoires à partir de cela.

– D’après la couverture de votre roman, Isulka la Mageresse semble être le premier tome d’une série. Combien de tomes envisagez-vous d’écrire ?

Le deuxième tome est déjà écrit et est en attente d’une réponse éditoriale. Il se déroulera en Écosse et prendra appui sur une autre mythologie. En plus d’avoir créé de nouveaux protagonistes et de nouvelles intrigues, j’ai décidé de reprendre Isulka et Scipione pour les faire évoluer dans un autre contexte. Concernant le troisième tome, j’en suis au synopsis. Cependant, je sais déjà qu’il se passera certainement à Venise et tournera également autour d’une mythologie. Pour être plus précis, ce ne sont pas véritablement des tomes qui se suivent, c’est plutôt la mise en place d’une méta-intrigue qui permet de lier les romans les uns aux autres. Grâce à cela, je pourrais en écrire un grand nombre, mais, pour le moment, je veux me limiter à trois pour qu’il y ait une fin à cette histoire.

– Voudriez-vous écrire un autre genre littéraire ?

J’ai déjà écrit d’autres textes que mon roman La Pierre d’Isis et je ne me suis pas tenu à un genre particulier. Disons que j’expérimente l’imaginaire au sens large. Pour être plus précis, j’ai écrit une nouvelle que l’on qualifie de dystopie noire tandis qu’une autre est plus du genre « space pleplum ». J’ai également écrit une histoire bit-lit sur Wattpad. J’aime beaucoup la science-fiction horrifique également. Je n’ai jamais pu me contenter d’écrire une seule série et de rester dans le même genre. J’ai besoin et j’apprécie d’essayer tous les genres qui s’apparentent à l’imaginaire.

– Vous semblez entretenir une relation particulière avec les blogueurs et vos abonnés sur les réseaux sociaux. Que ressentez-vous lorsque vous lisez une chronique sur votre roman ?

C’est toujours agréable de découvrir une chronique sur son roman, mais j’aime quand elles sont réalistes et pointent aussi mes points faibles, afin que je m’améliore. Les critiques argumentées me sont utiles d’un point de vue artistique car grâce à cela, je peux savoir ce qui plaît et ce qui plaît moins aux lecteurs. L’honnêteté du lecteur m’est également chère. Même si les compliments font plaisir, j’ai aussi besoin qu’on me dise ce qui ne va pas dans l’intrigue pour que ce soit meilleur dans le prochain livre. Ce n’est pas toujours évident de faire face à ces critiques, d’autant plus qu’une fois que le roman est publié, il appartient aux lecteurs et non plus à l’auteur. Je suis conscient que leur imagination peut différer de ce que j’avais moi-même imaginé en rédigeant mon roman. Il faut prendre en compte la subjectivité de chacun et accepter la critique.

Je tiens à remercier Dorian Lake d’avoir répondu à mes questions. Si vous souhaitez découvrir son univers, rendez-vous chez Cultura au rayon Imaginaire. Vous pouvez également le retrouver sur son blog : http://dorianlake.blogspot.fr/

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Souvenir avec Dorian Lake et Morgane

Morgane, passionnée depuis toujours par l’écriture, a décidé de s’auto-éditer pour partager ses écrits. Elle revient pour nous sur ses débuts et nous dévoile où elle trouve toutes ses idées.

– Vous avez confié être attirée par l’écriture depuis votre enfance. D’où vous vient cette passion ?

Je n’en ai aucune idée ! J’ai retrouvé chez ma grand-mère des cahiers remplis de dialogues de Beetle Juice, c’était déjà une façon d’écrire pour moi lorsque j’étais jeune. J’ai toujours adoré les rédactions à l’école, mais j’écrivais trop pour respecter les consignes. Lorsque je suis devenue maman, j’ai laissé de côté l’écriture, ayant moins de temps à y consacrer. Il y a trois ans, une opportunité s’est présentée à moi. Un concours de nouvelles a été organisé et l’on pouvait rencontrer Maxime Chattam. Ne voulant pas manquer cette occasion, je me suis lancée dans cette aventure mais je n’ai pas été retenue. Cependant, lors de la remise des prix, j’ai tout de même eu la chance de pouvoir faire sa connaissance et j’ai été repérée par Edilivre, qui a publié ma nouvelle. Cela m’a permis d’être lue et de partager mes écrits. Suite à cela, j’ai privilégié l’auto-édition afin d’avoir le contrôle sur mes romans et mes nouvelles. Je me suis aussi liée d’amitié avec Gabrielle Raphaëlle Wolf et on se motive mutuellement pour continuer d’écrire. J’ai la chance d’être bien entourée et de pouvoir laisser aller mes idées.

– Où trouvez-vous l’inspiration ?

Absolument partout : dans les faits divers, en regardant la télévision, grâce à des discussions… J’aime beaucoup détourner les histoires de base pour prendre un autre angle de vue. Je questionne aussi les lecteurs en leur proposant plusieurs sujets, afin de voir ce qui plairait le plus, ou en laissant une réponse libre qui pourrait m’inspirer pour mon intrigue. Parfois, rien qu’en voyant une personne passer devant moi, j’ai des idées qui me viennent en tête. Ce n’est pas toujours facile à gérer quand j’ai trop d’idées qui viennent en même temps, je dois faire le tri pour ne garder que les meilleures. Quant aux personnages, je préfère les personnages féminins parce qu’il n’y a pas assez de tueuses en série. Cependant, je m’amuse aussi beaucoup en créant des personnages masculins. J’aime jouer avec le lecteur et le mener à mille lieues de ce qu’il avait pu s’imaginer au départ.

– Ressentez-vous parfois l’envie de rejoindre une maison d’édition ou êtes-vous satisfaite avec l’auto-édition ?

Je suis très heureuse avec l’auto-édition car je peux choisir mes couvertures et j’ai le temps pour écrire. Je ne veux pas écrire sous contraintes parce que cela me paraîtrait moins personnel. J’ai besoin d’être libre pour construire mes histoires. L’auto-édition demande beaucoup de travail et n’est pas toujours facile : je dois trouver des correcteurs, des bêta-lecteurs et au niveau de la diffusion, ce n’est pas évident parce que je n’ai pas les contacts qu’une maison d’édition aurait, mais j’ai énormément de satisfaction lorsque mon livre est enfin terminé. Comme je le disais plus tôt, j’ai la chance d’être bien entourée et d’avoir trouvé mon domaine de prédilection, alors je sais que l’auto-édition est ce qui me correspond.

– Qu’est-ce qui vous attire dans le côté sombre de vos histoires ?

Je n’ai jamais aimé les histoires à l’eau de rose et j’ai toujours adoré les intrigues du style de Maxime Chattam, Stephen King ou encore Sire Cédric. Je n’accroche pas du tout quand c’est trop mignon ou quand ça se termine bien, c’était tout naturel pour moi d’écrire des histoires qui se terminent mal et quand il y a de l’action. Pour moi, cela rend l’intrigue plus crédible parce que dans la vraie vie, ça ne se termine pas toujours bien. Même lorsque j’essaye de rendre un roman ou une nouvelle plus positive, je finis par me retrouver avec des personnages morts ou une fin tragique. J’aime surprendre mes lecteurs et c’est souvent le cas lorsque l’histoire se termine mal. Quand mes lecteurs me disent « elle est folle ! », je les remercie parce que ça veut dire que mon objectif est atteint. C’est d’autant plus gratifiant que lorsque j’écris le mot « fin » pour mon roman ou ma nouvelle, je me sens vide. Je me demande toujours ce que je vais faire après parce qu’il y a une part de moi qui s’en va avec la publication du texte. Lorsque les lecteurs me font savoir qu’ils ont aimé me lire, cela me réconforte.

– Comment parvenez-vous à faire connaître vos écrits ?

J’utilise énormément les réseaux sociaux. Je suis d’une nature très timide, j’ai du mal à aller vers les gens. C’est plus facile pour moi lorsqu’ils font la démarche de venir vers moi. Avec Internet, cela me permet de faire connaître mes écrits, sans avoir à m’adresser directement aux personnes concernées. Je me pose beaucoup de questions quant à ma légitimité, je ne suis pas dans la dynamique de me vendre. Ce n’est pas toujours évident pour moi de proposer mes livres. Je ne veux pas persuader les lecteurs de me lire, je me contente de celles et ceux qui aiment le genre littéraire que j’écris et qui viennent naturellement vers moi.

Un grand merci à Morgane d’avoir répondu avec simplicité et honnêteté à mes questions. Vous pouvez la retrouver sur son site Internet : http://morgane1auteure.e-monsite.com/

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Tour à tour, Dorian Lake et Morgane ont pris le temps de répondre à mes questions

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