Interviews

Rencontre avec Sylvain Forge – 11 février 2017

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Sylvain Forge en pleine réflexion sur notre scène de crime

Du 8 février au 5 mars 2017, le polar est mis en avant chez Cultura. Pour l’occasion, le rayon policier s’est transformé en véritable scène de crime. Heureusement, les auteurs sont là pour nous aider à trouver des indices et résoudre l’enquête.
Samedi dernier, nous avons eu le plaisir de recevoir Sylvain FORGE, auteur originaire de Vichy mais vivant désormais à Nantes. Avec déjà cinq livres publiés et plusieurs nominations, l’écrivain a su se faire une place parmi les auteurs de polar français. Afin de mieux le connaître, ce dernier a répondu à mes questions.

 

 

– Depuis quand écrivez-vous ?
J’ai débuté en créant des scénarios pour des jeux de rôles. Suite à cela, je me suis lancé dans l’écriture de romans noirs. J’ai été publié pour la première fois en 2009, mais c’est véritablement à partir de 2013 que l’écriture est devenue pour moi une activité régulière. En plus de mes romans, j’écris régulièrement des nouvelles pour les recueils de l’Association des Romanciers Nantais ou ceux de « Mauves en Noir », le salon éponyme des littératures policières qui se déroule, chaque année, à Mauves sur Loire (44).

– Pourquoi le polar plus qu’un autre genre ?
Je suis vraiment attiré par les énigmes et les mystères, le polar m’est donc venu naturellement. De plus, c’est un genre qui parle de la société et du monde, ce qui m’intéresse tout particulièrement. Ce que je préfère dans le polar, c’est la mise en scène de personnages forts, plongés au cœur de conflits puissants. Dans un roman noir, je peux aborder un thème de la vie quotidienne en y ajoutant un élément de mystère et faire en sorte que ce thème ordinaire devienne particulier. Je préfère ce type de roman au thriller plus sanglant parce que cela me permet de parler des gens et de la société, mais surtout de toucher un plus large public.

– Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans l’écriture ?
L’écriture est un moyen de raconter des histoires, ce que j’ai toujours adoré faire. Je souhaitais en raconter toujours plus et l’écriture s’est présentée comme un moyen commode de le faire. Ce qui me plaît tout particulièrement, c’est la construction des personnages et de l’histoire. Je fais un mapping pour développer les bases de chaque nouvelle intrigue. Je note le nom des personnages et crée des liens entre eux au fur et à mesure que l’intrigue se noue, tout en ajoutant des événements : j’obtiens ainsi une vision d’ensemble et dès lors, je sais plus ou moins précisément ce qui va se passer. Au niveau de l’écriture, j’aime façonner, revoir la tournure des phrases et surtout amincir les textes pour les rendre meilleurs. J’apprécie de faire des descriptions, mais il me semble que pour écrire des romans policiers, il faut des phrases plus courtes pour rendre l’action plus âpre. Afin de caractériser les personnages et faire avancer l’intrigue, je privilégie les dialogues. J’ai tendance à penser qu’ils permettent aux personnages de se révéler à eux-mêmes ainsi qu’aux lecteurs, mais aussi d’intégrer les conflits nécessaires à l’intrigue. J’aime également ajouter des monologues intérieurs pour donner du rythme à l’action.

mapping
Arrière-plan : mapping avec les relations des protagonistes et personnages secondaires + Premier plan : Notes et documentation pour le roman Sous la ville

– Où trouvez-vous l’inspiration ?
Principalement dans les faits divers. Je lis énormément la presse et trouve l’inspiration grâce aux portraits qui y sont tracés et qui me semblent intéressants pour créer des personnages. Avec ces portraits, mes histoires deviennent plus plausibles et vraisemblables à défaut d’être réelles. Je prends également appui sur des faits historiques, sur mon expérience de guide touristique à Vichy pour des Allemands professeurs de français et sur mes voyages. J’essaye de faire un travail de recherche complet pour donner de la crédibilité aux faits. Quant aux lieux pour les intrigues, j’aime mettre en avant des villes que je connais et auxquelles on ne pense pas toujours lorsqu’on parle de romans policiers. Concernant les auteurs qui peuvent m’inspirer, j’ai pour références Jean-Luc Bizien, auteur de polars et de fantasy français, ainsi que Serge Brussolo, écrivain français de science-fiction, de romans policiers, de fantastique et de romans historiques. J’ai tendance à me reconnaître dans leur style et apprécie tout particulièrement leur travail.

– Quels sont vos projets pour les mois et années à venir ?
J’ai déjà bouclé une « dystopie », inspirée d’une nouvelle (Age de fer) qu’on peut trouver sur Internet. Je suis un adepte des Utopiales de Nantes et c’est ce qui m’a donné envie d’ajouter une (« légère ») touche d’anticipation à mes romans et de diversifier mes écrits.

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Zoom sur le travail de documentation et mapping

Je tiens à remercier Sylvain FORGE d’avoir pris le temps de répondre à mes questions et lui souhaite une bonne continuation pour la suite de son aventure littéraire.

Pour aller plus loin dans cette découverte, n’hésitez pas à visiter le site de l’auteur : sylvainforge.webnode.fr
Retrouvez-le également sur Facebook et Twitter : @sylvainforge

Pour suivre l’actualité des rencontres chez Cultura, rendez-vous sur la page Facebook du magasin : https://www.facebook.com/magasinculturatrignac/?fref=ts

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Sylvain Forge en compagnie d’une partie de l’équipe de libraires de Cultura (Estelle, Vincent et moi-même)

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