Interviews

Rencontre avec John-Erich Nielsen – 18 février 2017

Dans le cadre du mois du polar, genre littéraire mis en avant chez CULTURA du 8 février au 5 mars, j’ai eu l’opportunité de discuter avec John-Erich NIELSEN, auteur d’une série de romans policiers. Celui-ci est venu nous rendre visite en magasin pour une séance dédicaces le 18 février dernier et a pris le temps de répondre à mes questions, afin de nous donner la chance de mieux le connaître ainsi que son fidèle acolyte, Archibald Sweeney.

 – Pourquoi avoir choisi l’Écosse comme toile de fond de votre série ?

Lorsque le premier tome de ma série a été publié en 2005, cela faisait déjà quatre ans que j’allais en Écosse. J’aime beaucoup explorer ce pays et j’avais envie de le partager avec mes lecteurs. Cependant, je me limite à des voyages de trois semaines maximum afin que cela reste un plaisir de le découvrir et que mon imaginaire continue de s’épanouir grâce aux lieux que je ne connais pas encore. Je pense que lorsqu’on connaît trop un endroit, l’intrigue en pâtit et finit par manquer de peps, ce qui ne correspond pas à l’esprit que je souhaite donner à mes romans.
J’aime aussi beaucoup la personnalité des Écossais et trouvais cela intéressant de mettre en scène un jeune inspecteur de police avec un tempérament assez atypique mais qui démontre que les jeunes gens sont aussi capables de faire de belles choses.

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Archibald Sweeney, le personnage principal de la série

 – Rencontrez-vous parfois des difficultés lors de vos voyages pour repérer les lieux de vos intrigues ?

Jusqu’à maintenant, je n’ai pas trop rencontré de difficultés pour avoir des informations et visiter les lieux que je souhaitais inclure dans mes romans. Je dirais même que les habitants des villes dans lesquelles je me rendais ont été très accueillants et plutôt curieux de savoir pourquoi je venais en repérage. Chaque voyage est une nouvelle aventure. J’ai eu le plaisir de découvrir l’université St Andrews pour mon dernier tome et d’en voir les coulisses. Pour mon prochain roman à paraître, je suis allé voir un phare qui se situe au large des côtes écossaises, ce qui m’a valu un petit périple en bateau avec un habitant. Ce sont des petites anecdotes qui me donnent toujours envie de découvrir de nouveaux lieux et de m’en inspirer pour mes histoires. Me rendre sur place et rencontrer les habitants me permet aussi de revoir les bases de mon intrigue. En général, je me rends en automne ou en hiver en Écosse pour une reconnaissance, mais à ce moment-là, la trame de mon roman est déjà bien préparée. Il m’arrive parfois de la modifier à mon retour, en changeant par exemple un personnage que j’avais imaginé gentil en protagoniste méchant et vice versa. Je me fais parfois une idée de l’atmosphère et des gens qui s’y trouvent et suis finalement surpris par la réalité, ce qui me permet d’adapter mes idées pour me rapprocher de la vérité.

 – L’écriture a-t-elle toujours été une passion ?

Je viens d’une famille d’imprimeurs et j’ai toujours aimé lire, la littérature et l’écriture ont donc toujours fait partie de mon quotidien. J’ai fait des essais d’écriture lorsque j’étais très jeune, mais c’est plus tard, grâce à mes études littéraires, mes lectures et mes voyages que j’ai enfin trouvé ma voie.

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Un aperçu de la série de polars de John-Erich Nielsen

– Aimeriez-vous expérimenter un autre genre que le polar ?

J’ai déjà écrit un roman traditionnel, publié en 2015, Les roses de Sarajevo, pour lequel j’ai reçu un prix littéraire. Cela a été un plaisir de prendre un autre chemin que le polar et mettre en avant une histoire d’amour plutôt qu’une enquête. Cependant, j’apprécie réellement le genre du polar parce que c’est un genre très ludique qui me permet de faire passer des messages sur la société. De plus, c’est un genre qui demande une écriture très technique et exigeante. Pour que le texte soit meilleur, je dois sans cesse donner du rythme, tout en faisant attention à ce qu’il soit condensé. Il y a toujours un premier jet où je mets tout ce qui me passe par la tête, et une deuxième version avec moins de mots, pour alléger le tout. Enfin, j’aime le fait qu’on puisse avoir une vision du futur avec le polar. J’ai notamment exploité l’actualité du Brexit dans l’un de mes romans, en prenant le risque de me positionner sur l’issue du vote. Il y a un certain plaisir à pressentir des événements et les voir se réaliser par la suite.

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John-Erich Nielsen en compagnie d’Archibal Sweeney

Un grand merci à John-Erich NIELSEN, que j’avais déjà eu le plaisir de rencontrer au salon du livre de Guérande et que j’ai redécouvert grâce à ces quelques questions.

N’hésitez pas à vous rendre sur son site Internet pour découvrir ses écrits et faire la connaissance d’Archibald Sweeney, cet inspecteur aussi attachant qu’« attachiant », comme a tendance à dire son papa : http://www.hoh-editions.com/

Sachez que, malgré le fil conducteur qui permet de suivre l’évolution de ce protagoniste, les tomes peuvent se lire indépendamment les uns des autres. N’attendez plus et faites-vous plaisir, comme moi, avec ces enquêtes passionnantes !

 

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