Interviews

Rencontre avec James Osmont et Hélène Gaumert – 11 mars 2017

Bonjour à tous !

Dans le cadre de « Livres en Live », une opération qui a lieu chez Cultura et qui favorise les rencontres entre auteurs et lecteurs, j’ai eu l’occasion de rencontrer deux auteurs le 11 mars dernier : James Osmont et Hélène Gaumert. L’un a un univers relativement noir, l’autre mêle romance et enquête policière ; les deux ont choisi l’auto-édition pour partager leurs écrits. Deux auteurs qui souhaitent avant tout échanger avec leurs lecteurs et faire connaître leur passion de l’écriture.

Concernant Hélène Gaumert, cette séance dédicaces était sa toute première expérience. Elle a ainsi pu nous présenter son premier roman, écrit il y a une dizaine d’années, mais qui a été revu à l’occasion d’une réédition : De l’ombre à la lumière 2.0. L’auteure ne s’est pas arrêtée là. En effet, trois autres romans ont vu le jour suite à cela. Hélène Gaumert semble réellement passionnée par ce qu’elle fait, ce qui nous donne particulièrement envie de nous plonger dans la lecture et découvrir son univers !

Muriel, ma collègue libraire chez Cultura, lui a posé quelques questions et a rédigé un article pour nous faire part de ses réponses :

« Hélène a commencé à écrire à quinze ans. Après avoir vu Titanic au cinéma avec des amies, elle en a fait un remake façon SF avec machine à remonter le temps sur fond de romance, en mettant en avant un des personnages du film. Elle crée ainsi sa première fanfiction. Vingt ans après, la romance reste son univers, en y ajoutant une trame policière. Elle est inspirée par ses lectures et les films qu’elle voit ou alors par la vie de tous les jours. Ses personnages font référence à des amis et les décors de ses intrigues, aux lieux qu’elle aime particulièrement.
L’auto-édition lui a surtout permis de faire profiter son entourage de ses écrits, Hélène n’ayant pas essayé d’aller plus loin car cela lui suffisait amplement. D’ailleurs, elle n’a jamais mis de plan de communication en place. Cependant depuis quelques temps, elle aimerait faire profiter plus de monde de ses histoires. L’opportunité de faire une rencontre/dédicace dans une enseigne comme Cultura est pour elle le début d’une nouvelle phase dans son parcours d’auteure et elle espère renouveler cette expérience.
Entendre dire que son roman est génial, appuyé par des encouragements lui procure une joie immense et la motive pour avancer. Elle aimerait un jour pouvoir vivre de son art et réaliser ses deux rêves les plus fous qui sont, faire un tour dans un Alpha jet de la patrouille de France et partir un mois au Japon…»

Quant à James Osmont, « [il] a toujours écrit. Il aime mettre des mots sur ce qu’il ressent. Pendant une dizaine d’années, il chronique de la musique pour un fanzine. Son talent s’étend à la photographie et il a une vingtaine d’expositions à son actif depuis 2013. Pour lui, cet art est aussi une forme d’écriture. Alors que l’exercice de la fiction demande de la structure et de la méthode, la photographie elle, s’apparente à une certaine fragilité, un caractère d’urgence pour saisir le moment unique et transmettre une émotion. L’important pour James est de rester authentique. Son univers est noir mais composé d’une multitude de noirs. Il est à la fois poétique et tendre, drôle et pinçant, profondément humain. Il travaille depuis une dizaine d’années dans le milieu psychiatrique qui forcément l’inspire.

Impatient de publier ses deux romans écrits dans un laps de temps court et porteurs d’émotions très fortes, James a opté pour l’auto-édition. Cette forme de publication est beaucoup plus rapide que le système éditorial classique. Elle fonctionne principalement par le bouche à oreille et les réseaux y jouent un rôle primordial. James s’est vite rendu compte du rôle de prescripteur des groupes de lecture présents sur la toile et c’est grâce à eux qu’il a vu son premier roman Régis occuper pendant six mois, la première place au classement des livres les plus commentés sur le net. Et ce sans aucune forme de marketing et enjeu financier. Juste par les avis et ressentis de lecteurs.
Cependant, il est conscient que le gros point noir dans ce système d’édition est le manque de visibilité en librairie et enseigne culturelle. Alors, il démarche et arrive à placer son roman dans quelques commerces (trop peu par rapport au nombre contacté). Cultura Trignac en fait partie et a déjà permis à James de venir rencontrer ses lecteurs en octobre 2016. Là, il revient dans le cadre de l’opération Livres en Live 2017, tout auréolé de son premier prix littéraire Les Petits Mots des Libraires. Ce prix est le résultat d’une belle collaboration entre auteur, libraire et lecteur.
Est-ce qu’il continuera dans l’écriture de fiction ? Il ne sait pas. James ne fonctionne pas à la commande. Il laisse l’inspiration, la créativité le saisir, sous n’importe quelle forme que ce soit.
Le rêve pour lui, c’est continuer de vivre sa vie telle qu’elle est, remplie de belles rencontres, de soutien, de chance, d’émotions et de joie. »
Un grand merci à James et Hélène pour leur sympathie et bonne humeur. C’était un grand plaisir de vous rencontrer !
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James Osmont et Hélène Gaumert

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