Chroniques / Reviews

La Tempête des échos – Christelle Dabos

32903085. sx318 Titre : La Passe-Miroir : La Tempête des échos
Auteure : Christelle Dabos
Publication : 2019
Genre : fantastique
Édition lue : Gallimard
Nombre de pages : 566
Statut : lu du 07/05/20 au 14/05/20
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Synopsis : Les effondrements se multiplient, de plus en plus impressionnants : Babel, le Pôle, Anima, aucune arche n’est épargnée. Pour éviter l’anéantissement total, il faut trouver le responsable. Trouver l’Autre. Mais comment faire sans même savoir à quoi il ressemble ? Plus unis que jamais, Ophélie et Thorn s’engagent sur des chemins inconnus où les échos du passé et du présent les mèneront vers la clef de toutes les énigmes.

Critique : Si vous suivez mes chroniques littéraires depuis quelques années déjà, vous n’êtes pas sans savoir que j’avais lu les trois premiers tomes de cette saga les uns à la suite des autres en 2018. Il me tardait donc de pouvoir enfin me plonger dans ce quatrième et dernier opus, afin de découvrir ce que le dénouement me réservait. A la publication de ce livre, j’ai pu voir passer quelques commentaires à son sujet et même une polémique concernant sa fin. Néanmoins, j’ignorais de quoi il était question, voulant le comprendre par moi-même au fil de ma lecture.
Maintenant que j’ai terminé La Tempête des échos, je peux comprendre que ce dénouement n’ait pas fait l’unanimité auprès des fans de la série. Cependant, pour ma part, ce n’est pas ce qui m’a le plus dérangée dans ce roman. Au contraire, le fait qu’il y ait une ouverture et que chacun puisse envisager la suite comme il l’entend me convient davantage qu’une fin heureuse ou, au contraire, tragique, qui aurait été toute tracée et envisageable dès le départ. Non, ce qui m’a moins convaincue, ce sont les explications plutôt alambiquées et parfaitement inattendues que l’auteure nous a proposées pour justifier toute l’aventure que nous venons de suivre dans l’ensemble des quatre tomes. Si j’ai trouvé ce quatrième opus plus rythmé et vivant que les précédents, qui pouvaient paraître lourds et longs en raison de nombreuses descriptions sans actions, j’ai malgré tout regretté que la conclusion à toute cette histoire ne puisse pas être comprise au préalable. Ne vous méprenez pas, j’adore les twists finaux qui remettent tout en question, comme cela est souvent le cas dans les romans policiers ou thrillers. Néanmoins, dans ce cas précis, je ne suis pas certaine qu’il y ait eu suffisamment d’indices dans les premiers tomes pour en venir à une telle conclusion. En tout cas, en suivant le raisonnement d’Ophélie lors de la révélation, je n’ai pas pu me dire mentalement : « effectivement, je n’avais pas été attentive à cet élément » ou « tel détail aurait dû titiller ma curiosité davantage ». Je trouve cela vraiment dommage, puisque cela brise, à mes yeux, le lien que l’auteure était parvenue à construire entre elle, ses personnages et ses lecteurs.
Au-delà du cheminement emprunté pour la révélation finale qui ne m’a pas complètement convaincue, j’ai globalement beaucoup apprécié ce dernier tome. Comme je le disais précédemment, j’ai trouvé qu’il avait plus de rythme que les précédents et que les chapitres s’imbriquaient davantage les uns avec les autres. J’ai aimé retrouver les personnages auxquels je m’étais attachée et voir leur évolution. Certains d’entre eux auraient mérité, selon moi, d’être plus approfondis, à l’image d’Archibald ou encore de Thorn. Je reste un peu sur ma faim les concernant, mais je relativise en me disant que je suis libre de les imaginer comme bon me semble. Cela ne m’a pas empêchée de dévorer ce roman en quelques heures seulement et de prendre un malin plaisir à me torturer l’esprit pour tenter de démêler le vrai du faux, afin d’émettre mes propres hypothèses.
Je tiens à souligner, pour cette dernière chronique à propos de La Passe-Miroir, que l’univers dépeint par l’auteure est vraiment riche. Grâce à de multiples détails, le lecteur est en mesure de bien visualiser l’environnement dans lequel les personnages vivent, mais aussi les caractéristiques de ces derniers, leurs tics et leurs petits manies. Si ce n’est pas toujours évident de tout suivre et de comprendre du premier coup, cela reste une lecture intense et captivante.
Enfin, si j’avais pu critiquer le choix du titre de la saga littéraire, jugeant que « passe-miroir » était peu représentatif en raison de l’importance du pouvoir de « liseuse » d’Ophélie, qui me semblait bien plus présent, je peux désormais affirmer que cette décision était finalement parfaitement justifiée et en accord avec l’intrigue.
En définitive, j’ai pris beaucoup de plaisir à me plonger dans ce dernier tome de La Passe-Miroir, La Tempête des échos. Si certains retournements de situation m’ont parfois paru alambiqués, je garde majoritairement un très bon souvenir de ma lecture et ai un petit pincement au cœur de devoir dire au revoir à tous ces personnages qui m’ont accompagnée pendant plus deux ans.

Également de Christelle Dabos : Les Fiancés de l’hiver +
Les Disparus du Clairdelune + La Mémoire de Babel

 

3 réflexions au sujet de “La Tempête des échos – Christelle Dabos”

  1. Très belle chronique 🙂 ! Je crois que tu mets le doigt sur ce qui en a chiffonné plus d’un, à savoir que rien dans les trois premiers tomes ne permettaient d’anticiper un tant soit peu les révélations finales. Comme je me suis laissé porter par l’intrigue, ça ne m’a pas dérangée, mais tu as tout à fait raison 😉.

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