Chroniques

Frangines – Adèle Bréau

Titre : Frangines
Auteure : Adèle Bréau
Publication : 2020
Genre : contemporain, saga familiale
Édition lue : JC Lattès
Nombre de pages : 378
Statut : lu du 02/05/21 au 07/05/21
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Synopsis : Mathilde, Violette et Louise sont sœurs. Depuis l’enfance, elles vivent leurs plus belles heures à La Garrigue, une bâtisse que leurs parents ont achetée autrefois à Saint-Rémy-de-Provence.
Tout les oppose et pourtant rien ne peut séparer Mathilde, éblouissante et dominatrice, Violette, qui a grandi dans l’ombre de son aînée, et Louise, la benjamine, née des années plus tard.
Cet été, les frangines se réunissent dans la demeure familiale pour la première fois depuis le drame de l’année précédente. Entre petites exaspérations et révélations inattendues, ces retrouvailles vont bouleverser à jamais leur vie. Car les murs de La Garrigue, gardiens des secrets de trois générations, ne les protégeront peut-être plus.
Avec délicatesse et humour, Adèle Bréau nous plonge dans une histoire de famille qui pourrait être la nôtre et nous fait passer du rire aux larmes.

Critique : Il y a quelques années, au cours de ma lecture du recueil de nouvelles Y aura-t-il trop de neige à Noël ?, j’ai découvert la plume d’Adèle Bréau. J’avais déjà entendu parler de cette auteure, notamment sur les réseaux sociaux, grâce à sa trilogie La Cour des grandes. Toutefois, je n’avais pas encore eu l’occasion de me plonger dans l’un de ses récits. Je me souviens que ses deux nouvelles avaient su me convaincre, faisant même partie de mes favorites du recueil. C’est ainsi que je me suis naturellement tournée vers la trilogie ensuite, puis vers le deuxième recueil de la #TeamRomCom, Noël & Préjugés. Presque trois ans plus tard, c’est son roman Frangines qui a su attirer mon attention.
Dès les premiers chapitres, j’ai aimé m’imprégner de cette atmosphère chaleureuse et familiale, mais aussi découvrir ce lieu où règne une certaine douceur de vivre. Au même titre que les protagonistes qui constituent la famille Carpentier, la maison La Garrigue apparaît comme un personnage à part entière. Cela vient notamment du fait que l’on puisse ressentir que cette bâtisse a du vécu visuellement, d’après les descriptions qui peuvent en être faites, mais aussi d’un point de vue des souvenirs qui nous sont narrés. Comme j’ai pu avoir de l’affection pour les différentes générations qui sont dépeintes dans ce récit, j’ai ressenti également une sorte d’attachement pour ce lieu qui a joué un rôle central dans la vie de ces protagonistes.
Côté personnages, j’ai eu la sensation de retrouver des membres de ma propre famille ou de faire face, dans certaines situations, à un reflet du miroir. Je me suis beaucoup identifiée à la famille Carpentier, qu’elle soit confrontée aux joies comme aux peines. Finalement, c’est le lot qui attend chaque famille et c’est précisément cette justesse dans la représentation de la vie quotidienne qui a su me toucher. Si tous les personnages ont su m’attendrir, à leur façon, je dois reconnaître que j’ai eu une préférence pour Louise. C’est probablement parce qu’elle occupe la même place que moi dans la famille, la petite dernière de trois sœurs. En tout cas, sa vision des choses a souvent fait écho à la mienne, sur bien des sujets.
Si j’ai été convaincue par le cadre du récit et les personnages, je l’ai également été par l’écriture d’Adèle Bréau. J’avais déjà été conquise lors de mes autres lectures, mais cette fois-ci, le coup de cœur a réellement eu lieu. J’ai particulièrement apprécié les changements de narration, qui nous permettent d’en savoir plus sur les ressentis de chaque membre de cette famille. A chaque chapitre, l’auteure nous propose de nous inviter dans la tête d’un personnage, ce qui nous donne l’occasion de découvrir quelques secrets ou de faire des hypothèses pour la suite de l’intrigue. On a cette sensation d’être dans les confidences, comme si on faisait également partie de cette famille.
Au-delà de ce choix narratif qui m’a plu, j’ai été emportée par la transcription des émotions. Avec ce roman, on rit, on pleure, on aime et on se questionne. C’est précisément pour ce tourbillon émotionnel que j’aime autant la littérature. Adèle Bréau a parfaitement réussi à nous transmettre tout cela.
En définitive, Frangines a été, comme je l’ai évoqué précédemment, un véritable coup de cœur. Cela faisait un moment que je n’avais pas été autant emballée par un roman, autre qu’un thriller ou roman policier – mes deux genres de prédilection –. C’est précisément le style d’histoire qui nous fait du bien, tout en nous faisant grandir et prendre conscience de nos priorités. Je vous conseille, sans aucune hésitation, de découvrir à votre tour Frangines.

Egalement d’Adèle Bréau : La Cour des grandes + Les Jeux de garçons + Les Devoirs de vacances + Y aura-t-il trop de neige à Noël ? + Noël & Préjugés

1 réflexion au sujet de “Frangines – Adèle Bréau”

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